Avez-vous déjà joué à « Suivez le chef » ? Et si le chef changeait d'avis sans arrêt, faisant monter tout le monde, puis descendre, puis s'arrêter ? Ce serait bête ! Il existe une vieille chanson célèbre sur un chef qui fait exactement cela. C'est une chanson de marche sur un homme très important et ses soldats fatigués. Apprenons-en davantage sur « Le grand duc d'York ».
À propos de la chanson
Voici les paroles classiques de cette comptine de marche.
Oh, le grand duc d'York, Il avait dix mille hommes ; Il les fit marcher jusqu'au sommet de la colline, Et il les fit redescendre.
Et quand ils étaient en haut, ils étaient en haut, Et quand ils étaient en bas, ils étaient en bas, Et quand ils n'étaient qu'à mi-chemin, Ils n'étaient ni en haut ni en bas.
Cette chanson est une comptine et un chant de marche anglais traditionnel. C'est comme une blague musicale sur le fait de suivre des ordres qui ne semblent pas avoir de sens. La chanson décrit un duc, une sorte de noble, qui mène un grand nombre de soldats dans un très court voyage répétitif, montant et descendant une colline. C'est une très vieille comptine d'Angleterre. Bien qu'elle parle du « duc d'York », les historiens ne savent pas de quel duc réel il s'agissait. Il pourrait s'agir d'une histoire amusante et exagérée sur un chef militaire d'autrefois, se moquant gentiment des chefs qui donnent des ordres juste pour avoir l'air occupés.
De quoi parle la chanson
La chanson brosse un tableau clair et amusant. Tout d'abord, nous rencontrons un homme très important : le grand et fier duc d'York. Il est à la tête d'une armée massive de dix mille soldats. Ils se tiennent tous en rangs serrés, en attente.
Le duc donne son premier ordre. Il crie, et les dix mille hommes se mettent à marcher. Ils marchent à la perfection, jusqu'au sommet d'une grande colline. Une fois qu'ils atteignent le sommet, le duc donne immédiatement un nouvel ordre. Il les fait faire demi-tour et les fait redescendre la colline, jusqu'à leur point de départ.
La chanson explique ensuite la situation absurde. Elle dit, très clairement, que lorsque les soldats étaient au sommet de la colline, ils étaient « en haut ». Quand ils étaient en bas, ils étaient « en bas ». Mais quand ils étaient sur la pente, à mi-chemin de la colline, ils étaient coincés au milieu : ils n'étaient ni en haut, ni en bas !
Qui l'a faite et son histoire
Comme beaucoup de comptines, il s'agit d'une chanson folklorique traditionnelle, nous ne connaissons donc pas un seul auteur. Elle était chantée par les soldats et les gens du peuple. Elle est devenue populaire en Angleterre il y a des centaines d'années. De nombreuses personnes pensent que la chanson parle du prince Frederick, duc d'York, qui était un officier de l'armée britannique à la fin des années 1700. La chanson pourrait être une plaisanterie sur une époque où son armée se déplaçait sans réellement livrer bataille.
Cette comptine de marche a été chantée pendant des siècles pour trois excellentes raisons. Tout d'abord, elle a un rythme de marche fantastique et fort qui donne envie de taper du pied. Deuxièmement, l'idée est très amusante pour les enfants : l'idée de dix mille hommes qui montent et descendent une colline sans raison est absurde. Troisièmement, c'est un outil brillant pour enseigner les idées de « en haut » et « en bas » et l'espace intermédiaire.
Quand la chanter
Cette chanson est parfaite pour l'action et le mouvement. Vous pouvez la chanter en montant et en descendant une petite colline ou un escalier, en marchant sur place à chaque ligne. Vous pouvez la chanter pendant un jeu de simulation avec des amis, en jouant à tour de rôle le duc et en donnant des ordres de marche à haute voix. Vous pouvez également la scander comme un jeu de claquettes rythmique avec un partenaire, en tapant des mains sur le rythme.
Ce que les enfants peuvent apprendre
Cette simple chanson de marche est pleine de leçons. Alignons-nous et découvrons toutes les connaissances qu'elle a à offrir.
Vocabulaire
La chanson nous enseigne d'excellents mots descriptifs et de position. « Grand » signifie grand, important et impressionnant. Un « duc » est un homme de très haut rang, juste en dessous d'un prince ou d'un roi. « Dix mille » est le nombre 10 000 : beaucoup de monde ! « Marcher » signifie marcher à pas réguliers et constants, comme un soldat. Le « sommet » est le point le plus élevé de quelque chose. Le « bas » est le point le plus bas (la chanson dit « en bas », ce qui signifie en bas). « À mi-chemin » signifie exactement au milieu entre deux points.
Utilisons ces mots ! Vous pouvez dire : « Nous avons vu un grand palais. » Ou, « Les fourmis ont marché en longue file. » Vous pourriez décrire une glissade : « Je suis monté au sommet et j'ai glissé jusqu'en bas. » Nouveau mot : Objectif. Il s'agit d'un but ou d'un objectif. Un bon chef a un objectif clair. L'objectif du duc semblait être de simplement marcher.
Compétences linguistiques
Cette chanson est une merveilleuse vitrine du passé simple et de la description de la position avec des prépositions. Nous utilisons le passé simple pour parler d'actions terminées dans le passé. Regardez les verbes : « Il avait dix mille hommes. Il les a fait marcher… il les a fait redescendre. » Ceux-ci nous racontent l'histoire de ce que le duc a fait une fois.
Plus important encore, la chanson est une classe de maître sur les prépositions de lieu en haut et en bas, et sur l'expression ni… ni. « Jusqu'au sommet » et « en bas » décrivent la direction. Les quatre dernières lignes expliquent brillamment les opposés : « quand ils étaient en haut, ils étaient en haut ». Elle introduit ensuite un troisième état intermédiaire en utilisant « ni… ni ». « Ni… ni » signifie « ni celui-ci ni celui-là ». C'est un excellent moyen de décrire le fait d'être entre les deux. Vous pouvez l'utiliser aussi : « Je ne suis ni heureux ni triste, je suis juste calme. » « Le jouet n'est ni sur la table ni en dessous ; il est à côté. »
Sons et plaisir du rythme
Écoutez le rythme puissant. La rime utilise un rythme de marche fort et régulier qui correspond aux pieds des soldats. Les rimes principales sont « York » avec « men » (une demi-rime) et la rime claire et répétée de « down » avec elle-même. La partie « up, up, down, down » est plus axée sur la répétition que sur la rime, ce qui la rend très accrocheuse et facile à crier.
Le rythme est la star ici. Ça donne : OH, le GRAND vieux DUC d'YORK, il avait DIX mille HOMMES. On ne peut s'empêcher de taper du pied. La mélodie est généralement très simple, forte et répétitive, parfaite pour qu'un groupe chante fort en bougeant. Ce rythme puissant agit comme un tambour, aidant tout le monde à se souvenir des paroles et à marcher en rythme. Vous pouvez écrire votre propre chanson de marche ! Utilisez le même rythme de piétinement. Essayez : « Oh, le grand capitaine Cork, elle avait un équipage de pirates ; Elle les a fait naviguer vers l'est pour trouver le festin, puis elle les a fait naviguer vers l'ouest. Et quand ils étaient à l'est, ils étaient à l'est, et quand ils étaient à l'ouest, ils étaient à l'ouest, et quand ils étaient perdus au milieu de la mer, ils n'étaient ni à l'est ni à l'ouest ! »
Culture et grandes idées
Cette chanson vient d'une époque de l'histoire britannique où les armées et les nobles étaient très importants. La Grande-Bretagne a une longue histoire de soldats et de batailles célèbres. La chanson se moque gentiment de l'idée de l'obéissance aveugle et de la pompe militaire, montrant que même il y a des centaines d'années, les gens pouvaient voir l'humour chez les dirigeants qui font un grand spectacle sans beaucoup de but.
La chanson enseigne trois idées intéressantes. Tout d'abord, il s'agit de suivre les instructions et d'obéir. Les soldats font exactement ce qu'on leur dit, immédiatement. Deuxièmement, elle introduit le concept d'action ou d'effort inutile. La marche en haut et en bas de la colline ne permet d'atteindre rien de nouveau, ce qui nous amène à réfléchir au but de nos actions. Troisièmement, c'est une excellente leçon sur les opposés et les états intermédiaires. Elle définit clairement « en haut » et « en bas », puis explore intelligemment la zone grise entre les deux (« ni en haut ni en bas »), ce qui est une compétence de réflexion plus avancée.
Valeurs et imagination
Laissez votre imagination marcher avec les dix mille hommes. À quoi ressemblait la colline ? Était-ce une colline douce et verte ou une colline rocheuse ? Quels sons faisaient les marches ? Le « piétinement, piétinement, piétinement » des bottes, le tintement des épées ? Comment les soldats se sentaient-ils ? Étaient-ils fiers ? Étaient-ils fatigués ? Roulaient-ils secrètement des yeux vers le duc ? Imaginez que vous êtes le duc. Pourquoi les avez-vous fait marcher en haut et en bas ? Vous vous entraîniez ? Vous faisiez juste étalage de votre grande armée ? Dessinez une image vue d'en haut, montrant une longue ligne sinueuse de minuscules soldats montant d'un côté d'une colline et descendant de l'autre.
La chanson peut également nous amener à réfléchir au bon leadership. Un bon chef a un plan. Une idée simple est de jouer à « Chef serviable ». La prochaine fois que vous jouerez avec des amis et que quelqu'un devra décider à quel jeu jouer, soyez un chef avec un objectif. Dites : « Mon objectif est que tout le monde s'amuse. Marchons jusqu'à la balançoire, puis retournons au bac à sable ! » Votre « marche » a un but amusant, contrairement à celui du vieux duc d'York.
Alors, nous avons marché jusqu'au bout de cette grande et vieille chanson. Nous avons appris des mots dignes d'un duc et pratiqué la grammaire des aventures passées. Nous avons tapé du pied sur son rythme inoubliable et avons même composé nos propres ordres de marche. Nous avons entrevu un morceau d'histoire où l'humour était utilisé pour commenter l'autorité. La chanson « Le grand duc d'York » est merveilleusement absurde, mais cette absurdité est la clé de ses leçons. Elle enseigne les opposés par l'exemple extrême. Elle enseigne le rythme par l'imitation des pieds des soldats. Elle nous enseigne que parfois, les histoires sur les personnes qui font des choses qui semblent inutiles peuvent nous aider à réfléchir plus attentivement à la façon dont nous choisissons d'utiliser notre propre temps et notre propre énergie.
Vos principaux points à retenir
Vous êtes maintenant un expert du chant de marche « Le grand duc d'York ». Vous savez qu'il s'agit d'une chanson anglaise traditionnelle qui se moque des ordres inutiles. Vous avez appris du vocabulaire comme « grand », « marcher » et « à mi-chemin », et vous pouvez utiliser avec expertise « ni… ni » pour décrire un état intermédiaire. Vous avez maîtrisé son rythme de piétinement et créé une nouvelle rime de commandement. Vous avez également exploré les idées d'obéissance, de but et les définitions claires des opposés que cette chanson fait marcher dans votre esprit.
Vos missions de pratique
Tout d'abord, soyez le duc ou la duchesse de votre maison. Trouvez une « colline » (un coussin de canapé, une petite marche ou une pile d'oreillers). Rassemblez vos « dix mille hommes » (vos jouets, vos animaux en peluche ou les membres de votre famille). Chantez à haute voix la chanson en faisant marcher vos troupes jusqu'au sommet du coussin et en redescendant. Assurez-vous que votre marche est en parfaite synchronisation avec le rythme de la chanson.
Deuxièmement, faites une chasse au trésor « Ni-Ni ». Prenez l'idée de la chanson de « ni en haut ni en bas » et recherchez trois choses dans votre chambre qui sont « entre les deux ». Trouvez quelque chose qui n'est ni sur le sol ni sur l'étagère (peut-être sur une chaise ?). Quelque chose qui n'est ni rouge ni bleu. Quelque chose qui n'est ni doux ni dur. Dites à haute voix pour chacun : « Ceci [objet] n'est ni [ceci] ni [cela]. » Cette pratique transforme la ligne absurde de la chanson en un jeu amusant d'observation et de langage précis.


